Couches lavables, suite.

7 mars 2010

ça fait longtemps que je n’ai écrit…. mais c’est que ma vie a beaucoup changée ces derniers temps : je suis devenue maman d’une petite Lily, née le 18 décembre dernier! Et ça change tout…

Donc un petit ajout à propos des couches lavables : au final j’ai acheté des langes prépliés et des culottes de protections, j’avais aussi une couche déjà formé (qui nécessite aussi une culotte de protection) et une couche Tout-en-1 (qui se suffit à elle-même) que j’avais cousue moi-même.

Alors j’ai utilisé les deux dernières très rapidement (dès les premières semaines). Par contre là ma fille fait à peu près 5kg et elles ne vont plus. J’ai commencé à utiliser les langes prépliés qu’au bout d’un mois et demi, et encore, occasionnellement, je trouvais ça trop gros, inconfortable. Maintenant qu’elle a grandit je n’utilise plus que ça, sauf en déplacement. Même la nuit! et c’est super, pas de fuite, pas compliqué d’entretien, je les mets avec le reste dans la machine et c’est bon.

Et le mieux c’est qu’elle n’a pas les fesses rouges avec les couches lavables alors qu’elle les avait facilement avec les jetables. D’ailleurs dès que je lui en mets (pour un déplacement) elle supporte pas très bien. J’ai donc de la chance d’avoir prévu les lavables…

Bon tout ça pour vous encourager. Si vous voulez acheter des couches lavables, il y a plein de marques, plein de sites…. Moi j’ai des langes prépliés de popolini, l’un coûte entre 1€60 et 1€80 selon les sites. Les culottes de protections neuves vont de 8€ pour les plus basiques à 20€ pour les plus spéciales.  Et on peut tout acheter d’occasion ou quelques-fois neuf, revendu par quelqu’un qui ne les a pas utilisées sur : leboncoin.fr, le forum des couches lavables, la bourse aux couches. Sur le forum des couches lavables on a en plus plein de conseils, des avis sur les différentes couches…

Moi pour l’instant j’en ai eu pour 50€, en comptant les langes, la couche préformée, les culottes de protections (j’en ai 5), du papier de protection pour récupérer les selles, et de l’huile essentielle d’arbre à thé pour mettre avec les couches en attendant la lessive, pour neutraliser les odeurs. Les langes sont une occas mais neuf, les culottes d’occas mais très efficaces. Alors ça ça va jusqu’à ce qu’elle fasse 7kg, et ensuite il faut racheter des culottes de protection, j’en achète trois d’occas pour 12€, qui iront normalement jusqu’à ses 12kg. C’est donc super économique (sinon compter environ 50€ par mois de couches jetables, de marque distributeur), écologique, ça fait du bien à sa peau… Vive les couches lavables!

Les couches lavables, c’est moderne.

19 novembre 2009

Ça fait longtemps que je voulais écrire sur les couches lavables, et je n’en ai pas pris le temps… Je suis enceinte d’une petite fille qui va naître fin décembre normalement. Et comme de nombreuses futures mamans, je me suis renseignée sur plein de trucs… Entre autre sur ce qui est vraiment nécessaire d’avoir pour le bébé et ce qui est plus de l’ordre du superflu…

Mais je ne vais pas faire une liste. Pour le moment je veux juste parler des couches lavables parce que ça me semble une alternative économique, écologique et bonne pour l’enfant à l’utilisation des couches jetables. Si vous n’en avez pas entendu parler récemment, si vous n’en avez pas vu, peut-être imaginez-vous cela comme les langes d’antan, à plier…  ce n’est pas le cas.

Présentation très rapide des différentes sortes de couches :

Les couches lavables actuelles ne se présentent plus du tout sous cette forme là. Il en existe même certaines qui s’utilisent exactement comme des couches jetables, avec scratch… On les appelle les « TE1″ ce qui veut dire « tout en un ». D’autres nécessitent un insert, une doublure. Certaine couches se composent de deux parties : d’une couche absorbante et d’une culotte de protection imperméables… Pour ma part, j’ai choisi de commencer avec des couches en deux parties, dont la partie absorbante est constituée de langes pré-pliés (pas de difficulté de pliage comme avant…) qu’on pose simplement dans la culotte imperméable. Ensuite je pense utiliser des TE1, mais j’attends un peu car je veux les coudre moi-même et donc pouvoir les ajuster à ma fille.

Ensuite, on peut utiliser des papiers de protections spéciaux, qui permettent de récupérer les selles et de les jeter plus facilement, ce qui facilite aussi la lessive.

Vraiment économique?

OUI. En effet, il est démontré que l’utilisation de couches jetables coûte en moyenne 1300€ pour les 3 premières années de l’enfant, alors que l’achat des couches lavables, des papiers qui vont avec, l’utilisation de la machine à laver… revient à un maximum de 600€ environ. Et cela pour des couches neuves, car il est tout à fait possible d’en acheter d’occasion. Par ailleurs, les enfants en couche lavable sont souvent propres plus tôt que les autres, car ils ressentent plus la sensation d’avoir fait pipi. Ça peut faire gagner quelques mois de lessives…

Réellement écologique?

OUI. Malgré l’utilisation de l’eau et de l’électricité, l’utilisation de couches lavables est bien plus écologique pour la planète. En effet, cette utilisation consomme tout de même moins d’eau que ce qui est utilisé pour la fabrication des couches jetables. Et moins d’électricité. Il n’y a pas de plastique dans la couche… Je ne détaille pas tout, regardez les liens que je mets en bas de l’article.

Bon pour le bébé?

Et oui! En effet, les bébés qui portent des couches lavables ont moins de problème d’érythème fessier. Pour les garçons, il semble que ce soit très bénéfique pour la bonne maturation de leurs bourses : en effet, dans une couche jetable, la température augmente très fortement, ce qui empêche le bon développement des bourses et expliquerait l’augmentation de la stérilité masculine à l’âge adulte.

Par ailleurs les enfants ne sont pas en contact avec des produits chimiques et gardent la sensation de faire pipi, ce qui est bon pour leur développement. Enfin, l’utilisation des couches lavables est préconisée pour prévenir les problèmes de hanches, car elles sont plus larges que les couches lavables et favorisent un bon écartement des jambes.

Les utiliser tout le temps?

Alors là… chacun est libre. Certains n’utilisent que ça, d’autres mettent des jetables pour la crèche ou la nounou, pour des voyages… Je pense que chaque fois qu’on utilise une couche lavable, c’est mieux pour la nature, pour l’enfant, pour nos économies…. mais que moi aussi j’alternerai parfois… Pas d’extrémisme pour ça.

Liens utiles :

Je n’ai pas beaucoup développé car il existe des multitudes de sites sur ce sujet. Je vous mets quelques liens :

http://larbreabebes.free.fr/: pour les coudre soi-même, en parler avec d’autres…

http://www.lescoucheslavables.fr/ : pour toute sorte d’informations.

Je voulais mettre plus de liens, mais j’ai un problème avec mon ordi. Je vous invite juste à chercher sur internet : tapez couches lavables ou les couches lavables dans un moteur de recherche, vous aurez plein de réponses intéressantes… Vous pouvez trouver des patrons pour couches simplement en recherchant « patron couche lavable » ou « patron pour TE1 à poche »…

Et sur plusieurs sites, des articles existent sur d’autres sujets intéressants comme l’utilisation d’une écharpe de portage… Je vous laisse découvrir…. N’hésitez pas à mettre des commentaires, que vous soyez ou non utilisateur de couches lavables.

à bientôt.

 

Economies et écologie.

30 juillet 2009

Et oui! on peut faire rimer écologie avec économies!

Je vous ai déjà parlé de quelques trucs pour manger moins cher et en pouvant consommer bio (rubrique alimentation).

Aujourd’hui un article pour donner deux trois exemples d’économies qu’on peut réaliser au quotidien tout en faisant du bien à notre environnement (et à nous-mêmes!).

Par exemple, pour les cheveux, jusqu’ici je me lavais avec un shampoing bio, et c’est vrai que c’est un peu cher (10€ pour 750mL le mien), par contre il m’a duré 5 mois! Il fallait en mettre tellement peu… Mais bon j’ai trouvé une autre méthode que je viens de tester : se laver les cheveux au savon d’Alep et les rincer 3 fois, dont la deuxième fois avec un peu de vinaigre blanc ou d’alcool dans l’eau. Et bien, c’est génial!!! Je me les suis lavés comme cela il y a quatre jours, pour l’instant ils sont encore brillants, propres… D’habitude je me les lavais tous les trois jours, tous les deux jours quand j’habitais dans un coin plus pollué. Mon savon d’Alep m’a coûté presque 4€ pour 200g en magasin bio. Je pense qu’il peut me durer une année entière si je ne l’utilise que pour les cheveux, soit 30ct le mois, pas mal, non?

Et pour ceux qui se demandent à quoi sert le vinaigre c’est pour que les cheveux restent brillants. Et là je ne calcule même pas, peut-être que ça coûte 4ct le mois? ou moins? Car il en faut très peu dans l’eau.

 Continuons avec la douche : je ne me lave qu’au savon, c’est économique, écologique (moins d’emballage, moins de produits toxiques…) et très agréable. Le savon peut coûter moins d’1€ en grande surface à quelques euros en magasin bio. Le savon dont je vous ai parlé ci-dessus à 4€ me dure plus de 6 mois, calculez! Et ce n’est pas que je lésine sur la quantité, c’est juste comme cela. Après, il faut trouver votre savon, certains ne durent que 3 semaine, d’autres presque une année. Et vous pouvez trouver des parfums sympas et variés en produit bio.

Une autre chose que je n’ai pas essayée : la mooncup pour remplacer les tampons hygièniques, dans les 20-30€ mais plus jamais d’achat de tampons et pas de produits jetés… Bon mais là, il faut attendre un peu, je suis enceinte!

Le ménage? Le ménage, d’accord, parlons-en. Déjà, ne pas utiliser 36000 produits. Vous pouvez avoir un nettoyant multi-usage et du liquide vaisselle, ça suffit. Même pour les vitre, mettez un peu de liquide vaisselle dans de l’eau, c’est nickel. Pour la lessive, achetez une balle de lavage (autour de 30€) vous pourrez laver sans lessive (et ça marche!) ou en en mettant très peu si vraiment vous avez peur. Pour des nettoyages spéciaux vous pourrez mettre du sel détachant.

Encore une chose : ne pas hésiter à faire soi-même, à acheter d’occasion, à rénover ou transformer des objets… Plein d’occasion de se faire plaisir, de créer à son image, d’imaginer tout en réduisant son impact écologique. Et bien sûr, en même temps on peut associer les enfants à pleins d’activités qui leur plaisent.

Bon ce ne sont que quelques exemple, je vous laisse l’adresse d’un autre blog que j’ai trouvé intéressant, n’hésitez pas à fouiner dans le site, il est riche, vous verrez:

http://www.la-goutte.info/#nogo

 J’ai aussi envie de vous parler des couches lavables, mais ce sera pour un autre article.

Et bien sûr, tout ce que je dis peut être aussi réalisé avec des produits non bio si vous trouvez ça vraiment trop cher (mais vous voyez qu’en bio bien utilisé, c’est moins cher qu’en produits de base).

 à bientôt, et n’hésitez pas à laisser vos commentaires.

 

 

 

 

 

 

 

L’école, quelles envies?

18 juin 2009

Que veut-on faire de l’école? Comment faire pour que tous les élèves, tous les enfants apprennent et y prennent plaisir?

Bon alors évidemment, je n’ai pas de solution toute faite… J’ai juste rencontré des instits récemment qui ont essayé de faire changer les choses dans leurs classes. Une instit a pris une classe où il y avait beaucoup d’enfant qui n’arrivaient pas à suivre et a complètement changer de pédagogie, pendant trois ans… Au départ plus de grammaire, de conjugaison, d’orthographe… mais inventer des histoires ensemble et travailler autour. Et une seule fois, à la fin, la grammaire, les explications mais que tous ont compris grâce au travail effectué (par un des enfants le plus en difficulté : « il a pas de chance l’adjectif, il doit obéir à tout le monde) et ces enfants n’ont pas pris de retard!

Une autre instit qui a entraîné toute son école dans le mouvement Tapori (branche enfant du mouvement ATD quart monde et qui propose aux enfants l’amitié et le refus de l’exclusion). Ce qui est incroyable, c’est que ça a changé la vie de tout le quartier, des parents…. et cela pendant plus de dix ans…

 Alors je ne suis pas instit, mais bon… ça donne envie aussi d’essayer, de voir comment faire changer les choses… mais ça ne semble pas si facile non plus….

Et puis après il y a toutes les pédagogies  »alternatives », certaines semblent super, mais le problème, c’est que c’est souvent en école privée et alors ce ne sont pas forcément les enfants et les ados qui en ont le plus besoin qui en bénéficient…

 Franchement, moi je ne sais pas quoi faire, faut-il s’engager dans des associations de parents d’élève (et je ne suis même pas encore maman!), faut-il écrire aux politiques, intervenir dans les IUFM, s’engager pour les loisirs extra-scolaires (et je dis bien loisirs)…? Peut-être que certains d’entre vous peuvent mieux agir que moi, mieux placés pour ça, je compte sur vous… 

Revenons sur les loisirs, si j’en parle c’est que je pense que c’est vraiment un moyen qui peut aider à la scolarité. D’abord en aidant les enfants à être en bonne santé, heureux… et qu’ils découvrent des choses, l’envie d’être ensemble, de s’aider, l’envie d’apprendre, le plaisir de l’effort… Mais bien sûr, l’idée c’est que les enfants soient heureux et non pas de choisir des loisirs en fonction de ce que ça pourrait apporter.

aller bon courage à tous les enseignants, sachez que vous avez beaucoup plus de liberté,  pour l’instant, que ce que dit la lettre de Sarkozy aux enseignants, revenez à la loi et osez inventer, innover, vous adapter à vos élèves…  

et n’hésitez pas à laisser des messages, contribuer à des échanges, donner vos idées sur la question…

 

Lire avec les tout-petits

16 mai 2009

Lire avec les petits? des livres avant la maternelle? et avec les bébés?

Et bien oui!!!! Les petits peuvent s’intéresser aux livres, il faut juste qu’ils soient bien adaptés à leur âge. C’est à dire que pour les bébés (à partir de 6-7mois), il faut qu’ils puissent les mâchouiller, tirer dessus, qu’il y ait des images… Mais ça a beaucoup d’intérêt pour eux : des livres avec des images où ils vont reconnaître les choses qui les entourent, des livres qui racontent des histoires reprenant leur vie quotidienne… Au départ, il ne faut pas trop d’imaginaire, ça viendra peu à peu, ils ont besoin de retrouver leur vie de tous les jours, avec le repas, le nounours, le papa, la maman, le ballon…

Moi je n’ai pas encore eu l’occasion de lire à des bébés, mais on m’en a parlé. Par contre je participe à l’animation d’une bibliothèque de rue à Mulhouse et il y a des petits de un an et demi, deux ans qui viennent et qui adorent les livres.

Surtout n’ayez peur ni de les laisser toucher aux livres, ni de leur lire les histoires. Les enfants ne comprennent pas forcément tous les mots, toute l’histoire, mais c’est en le racontant, en leur parlant que peu à peu ils vont comprendre et apprendre. Attention, l’idée c’est qu’ils y prennent plaisir et vous aussi, pas de bourrage de crâne ou d’apprentissage précoce!

Il semble qu’un bon livre pour enfant, c’est un livre qui plaît aussi à l’adulte qui va le lire. Choisissez quelque chose que vous trouvez beau, que ce soit l’histoire ou le dessin, mais bien sûr si vous adorez les poèmes du moyen-âge en français ancien c’est peut-être pas le plus adapté. Choisissez quelque chose qui vous plaît dans le monde des livres d’enfants!

Encore un conseil : les petits jusqu’à 3 ans environ ne donneront pas forcément l’impréssion de vous écouter, mais c’est parce qu’ils peuvent faire plusieurs choses à la fois. Vous pouvez donc finir de lire une histoire tant que l’enfant est à portée de voix.

Enfin, pour trouver des livres, n’hésitez pas à aller à la bibliothèque. Il y a maintenant des ouvrages superbes mais assez chers, très variés… que  vous trouverez sûrement à la bibliothèque municipale ; quelques fois vous pouvez même faire commander un livre qui vous intéresse! Et bien sûr si vous le voulez, il y a des librairies spécialisées dans les livres pour enfants. C’est un vrai régal, on aimerait pouvoir tout acheter!

 Aller, bonne lecture à tous, et à bientôt!

Petits trucs pour manger pas cher.

29 avril 2009

Un article pour donner des petits trucs pour manger pas cher ; peut-être que vous les connaissez déjà, mais ça ne fait pas de mal de les rappeler :

- Cuisiner soi-même : on fait de grosses économies comparé à l’achat de sandwich, salades, quiches, lasagnes… tous prêts.

- Consommer l’eau du robinet : très bonne pour la santé, très contrôlée et surtout beaucoup, mais beaucoup, moins cher que l’eau en bouteilles. Seule réserve peut-être pour la Bretagne où l’eau est assez polluée.

- Acheter des fruits et légumes de saisons, plus abordables. Par exemple les courgettes en été et les mandarines en hivers.

- Manger peu de viande, à elle seule, elle représente 40% des dépenses alimentaires. On n’est pas du tout obliger d’en manger tous les jours sans pour autant être végétarien. 2 à 3 fois par semaines sont suffisantes. Vous pouvez manger des oeufs, du poisson (surgelé il n’est pas très cher). Alors là, je sais, pour certain ce n’est pas envisageable, du moins pas tout de suite. C’est une grosse habitude à changer. C’est pas grave, même si c’est là que peuvent se faire les plus grosses économies, vous pourrez quand même en faire ailleurs.

- Quand vous manger de la viande, penser à cuisiner de la viande de 2ème et 3ème catégorie, c’est à dire qui demande plus de temps de cuisson, mais qui est moins cher et aussi savoureuse : par exemple faire du pôt au feu ou du beuf bourguignon. Et si vous avez peu de temps, faire d’avance une grosse quantité et congeler.

- Manger plus de légumes secs : ce n’est pas cher (même si ça le semble, au kilo, mais il en faut très peu pour rassasier), nourrissant, varié (lentilles vertes, lentilles corail, pois cassés, flageolets, haricots rouges, fèves, haricot mungo…) et les français n’en consomment pas assez pour leur santé. De plus, mélanger à des céréales (riz, pâte, quinoa, pain…) ils permettent un apport en protéines important, idéal dans un régime végétarien ou avec peu de viande. De nombreuses variétés sont disponibles en magasin biologique.

- En hivers faire des soupes : ça fait manger des légumes, ça rassasie bien, on peut en faire avec ce qu’on a en stock (légumes frais, légumes secs, légumes en conserve, surgelés…) et ça ne coûte vraiment pas cher quand on utilise des légumes de saison ou surgelés. Et on peut y mettre des restes (de légumes mais aussi de riz, de viande…).

- Et si vous en avez l’envie : faire son pain, ses yahourts, ses glaces…

Avec tout ça, on peut manger équilibré et varié, en se faisant plaisir, pour environ 3€ par jours (et en comptant des aliment bio!).

Alors à vos casseroles et bon courage!

Le coeur cousu, un roman tout simplement magnifique.

24 avril 2009

Voilà un livre magnifique, vraiment. Poétique, magique, avec une histoire superbe, des personnages attachants, surprenants, hors du commun. C’est tout simplement beau. 

C’est un livre à lire, à garder, à relire, à offrir.

J’aime beaucoup lire, je lis beaucoup mais c’est rare qu’un livre me fasse un tel effet. On dirait vraiment un chant qui nous entraine, plutôt triste, mais tellement beau… En même temps il aborde des sujets graves : l’exclusion, la folie, la pédophilie, la faim…

On me l’a offert à Noël (quelle chance!) et je l’ai lu tout de suite, dans les jours suivants, on s’y attache, il semble trop court et ne nous quitte pas.

 Je vous laisse lire la présentation de l’éditeur : 
 » Ecoutez, mes sœurs ! Ecoutez cette rumeur qui emplit la nuit ! Ecoutez… le bruit des mères ! Des choses sacrées se murmurent dans l’ombre des cuisines. Au fond des vieilles casseroles, dans des odeurs d’épices, magie et recettes se côtoient. Les douleurs muettes de nos mères leur ont bâillonné le cœur. Leurs plaintes sont passées dans les soupes : larmes de lait, de sang, larmes épicées, saveurs salées, sucrées. Onctueuses larmes au palais des hommes !  » Frasquita Carasco a dans son village du sud de l’Espagne une réputation de magicienne, ou de sorcière. Ses dons se transmettent aux vêtements qu’elle coud, aux objets qu’elle brode : les fleurs de tissu créées pour une robe de mariée sont tellement vivantes qu’elles faneront sous le regard jaloux des villageoises; un éventail reproduit avec une telle perfection les ailes d’un papillon qu’il s’envolera par la fenêtre: le cœur de soie qu’elle cache sous le vêtement de la Madone menée en procession semble palpiter miraculeusement… Frasquita a été jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs. Réprouvée par le village pour cet adultère, la voilà condamnée à l’errance à travers l’Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang, suivie de ses marmots eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels… Le roman fait alterner les passages lyriques et les anecdotes cocasses on cruelles. Le merveilleux ici n’est jamais forcé : il s’inscrit naturellement dans le cycle tragique de la vie.

J’espère que quelques uns d’entre suivront mon conseil et chercheront à le lire, je ne pense pas qu’il puisse laisser indiférent. C’est un premier roman, pourvu que l’auteure, Carole Martinez, écrivent d’autres histoires, si elles ont cette poésie, cette magie…

Etre Tsigane, ou le racisme ordinaire.

19 avril 2009

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire « Ces manouches, ceux qui ne se lavent jamais? » ou bien encore « Sale Yéniche »? Non? ça me surprend… OUI? ça ne m’étonne pas.

En effet les mots Gitan, Manouche, Yéniche, Romanichel sont devenus des insultes assez courantes dans les cours d’écoles et même dans les groupes d’adultes. Ce qui est terrible c’est qu’il y a beaucoup de personnes qui sont contre le racisme, qui ne feraient pas une remarque raciste autrement, sur d’autres personne mais qui se le permettent vis à vis des Tsiganes.

Une anecdote : lors des manifestations contre le CPE en 2007, un lycée Auvergnat était bloqué par les élèves avec les poubelles de l’établissement, une bâche avait été tendue pour protéger de la pluie… Et qu’à dit la proviseur aux élèves responsables? « Il faut ranger tout ça, on dirait un camp de manouches » N’est-ce pas inadmissible?!!!

Pour moi, c’est un racisme que je qualifie d’ordinaire, accepté par tous (ou presque), sans réaction. Pourquoi cette population, anciennement nomade, maintenant souvent sédentaire, qui est française depuis des siècles doit-elle subir cela?

Savez-vous que les « gens du voyage » selon l’appellation officielle ne bénéficient pas des mêmes droits que tous les citoyens français quand ils  vivent en caravane? Par exemple ils doivent être domiciliés depuis au moins 3 ans sur une commune pour avoir le droit de vôte, alors que pour une autre personne, même sans domicile, il ne faut que 6 mois! Les « gens du voyages » doivent aussi posséder un carnet de circulation pour se déplacer et celui-ci doit contrôlé tous les 3 mois. Heureusement, la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations) a demandé l’abrogation de ces lois.

Par ailleurs, et on le sait assez peu, 500 000 Tsiganes ont été victime du nazisme, exterminés au même titre que la population Juive. Les camps de concentrations ont été inventés au début du 20ème siècle en France pour « parquer » les Tsiganes ; et durant la seconde guerre mondiale, les Tsigane prisonniers des camps de concentrations ont été retenue un an de plus que le reste de la population Juive, résistante… Ce n’est qu’en 1946 qu’ils ont pu sortir des camps quand les autres personnes ont pu en sortir dès 1945.

Que pensez-vous de tout cela? La mise à l’écart de toute une population vient-elle des citoyens, de l’Etat lui-même, des deux à la fois?

Alors s’ils vous plaît, faites attention à vos remarques, comportement, même votre façon d’éduquer les enfants, pour qu’il n’y ait plus de « racisme ordinaire » toléré dans la société.

La maternelle, c’est important!!!

18 avril 2009

Aujourd’hui je veux vous parler de l’école maternelle. Vous savez qu’en France les enfants dès 3 ans y sont accueillis et que ceux de 2 ans peuvent y être accueillis à condition d’être propres et qu’il y ait de la place à l’école.

Une étude de l’IREDU ( institut de recherche sur l’éducation) démontre que « La fréquentation de l’école maternelle procure un avantage pour la suite de la scolarité, tant sur la plan des acquisitions, qu’en termes de carrière scolaire en réduisant la probabilité de redoubler une classe, et notamment le cours préparatoire. Les effets étant d’autant plus positifs que la scolarisation en maternelle a été longue ». 

De plus la maternelle a un rôle important de réduction des inégalités, en effet les enfants venants des milieux les plus défavorisés sont ceux qui connaissent le plus de problème à l’entrée à l’école primaire, mais aussi maternelle. Ils peuvent déjà connaître un retard à l’entrée en maternelle à 3 ans, en connaissant moins de vocabulaire, en ayant connu un nombre d’activités d’éveil moins élevé. Pour ces enfants la maternelle est essentielle, primordiale, plus encore que pour les autres, pour la réussite scolaire ultérieure. Pour certains, c’est le lieu où ils vont apprendre à parler français, pour d’autres, c’est la découverte de la vie en groupe, la découverte des livres, des jeux d’éveil…

Or, le rapport Tabarot (rapport officiel du ministère) recommande de favoriser la garde des enfants de 2 o 3 ans dans des lieux spécifiques, payants : « L’application des objectifs de régulation budgétaire au Ministère de l’Education nationale pourrait le conduire à poursuivre sur la voie de la diminution, voire de la suppression de l’accueil d’enfants de 2 à 3 ans à l’école maternelle, dans la mesure où cette mission n’est pas au nombre de ses compétences obligatoires. »

 Ce rapport propose même de créer des jardins d’éveil, payants, à la place de l’école maternelle dans son ensemble!!! Or c’est justement les familles ayant le moins de moyens financiers qui ont le plus besoin de l’école maternelle.

Et puis, par ailleurs, qu’est-ce que cela signifie pour toutes les femmes ayant des enfants de moins de six ans? Qu’elles ne doivent plus travailler? On sait déjà que le manque de moyen de garde est un handicap pour le travail des femmes, et une cause de pauvreté supplémentaire chez les familles parentales… alors?

Vous pouvez signer une pétition pour le maintien de l’école maternelle, proposée par l’AGEEM (association générale des enseignants des écoles maternelles).

http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2

Pour plus de renseignements et vous faire votre propre opinion, vous pouvez consulter le rapport Tabarot en cliquant sur le lien suivant :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Tabarot.pdf
 


 
 

Une soupe aux herbes sauvages.

13 avril 2009

C’est un livre de Emilie Carles, publié pour la première fois en 1981. En édition pocket il fait 350 pages.

Résumé de l’histoire : Emilie Carles y parle de sa vie, elle qui est née en 1900 dans un village des Hautes Alpes. Fille de paysans, elle est la seule de sa famille à poursuivre des études et devient institutrice. Elle apprend à ses élève la tolérance, le refus de la guerre et la fierté de leurs traditions paysannes.

Pourquoi j’ai aimé : L’auteure développe des idées pacifistes tout en expliquant simplement ce que fut sa vie. Elle nous entraine à sa suite à aimer les choses simples et à refuser toute forme de violence ou d’oppression. C’est un livre qui se lit rapidement, dont l’écriture est agréable et dont la lecture a un effet apaisant.

Si vous l’avez lu, n’oubliez pas de dire pourquoi vous l’avez aimé ou non. Si vous ne l’avez pas lu, courrez à la bibliothèque ou à la librairie, c’est vraiment magnifique et tout simple!

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